L’usage du conte

L’usage du conte (clin d’œil à L’usage du monde de Nicolas Bouvier) est un livre à plusieurs mains actuellement en préparation.

Le projet est explicité par le sous-titre : Contes classiques et réemploi – méthode d’analyse. Si chaque chercheur s’empare d’un objet pour en faire le tour et expliciter la méthodologie pratiquée, les problématiques sont convergentes. L’enquête porte sur la poétique de la « variation » dans la diachronie et sur les protocoles programmant la réception ; sur le dialogisme textes-images ; sur les stéréotypes, les « standards » génériques, les normes et contraintes éditoriales ; sur l’adaptation des « classiques » pour la jeunesse.

Le plan : le livre comportera cinq chapitres d’études de cas exemplaires accompagnés d’une explicitation méthodologique, ainsi qu’un chapitre d’entretiens sur le conte en bibliothèque.

La démarche : faire cohabiter des objets rarement réunis dans un même livre d’études (un album de Anthony Browne / un « conte » intégré dans le Philandre de J. Desgouttes au XVIe siècle / des performances de conteurs professionnels…) nous aide à interroger la définition même de l’objet « conte » en le situant par rapport à d’autres genres connexes (comme l’exemplum, la fable, la facétie…) et dans son contexte socio-historique, là où l’on a trop souvent tendance à voir le conte comme un genre intemporel (cf. Contes en réseaux, Genève, Droz, 2013).

La méthodologie : les contes n’ont pas toujours (et pas partout) fait partie de la littérature pour la jeunesse. Au-delà des cloisonnements éditoriaux et des « chapelles » théoriques, nous faisons le pari qu’il est possible de faire faire connaissance avec les contes autrement, sans exclusive en terme de corpus (en incluant ici à la fois des « pré-contes », des « contes classiques français », des « contes de Grimm et d’Andersen »), de support (textes, iconotextes, racontées) ou d’approche méthodologique. Formés par les études littéraires et historiques, nous ne nous interdisons pas pour autant d’emprunter aux travaux des anthropologues, des spécialistes de l’oralité, des psychanalystes si besoin.

Durée : manuscrit préparé pour les PUR en septembre 2016

Les co-auteurs : Yasmina Foehr (U. Genève) et Laetitia Tabard (U. Maine) ; Pascale Mounier (U. Caen) ; Patricia Eichel-Lojkine (U. Maine) ; François Fièvre (U. Tours) ; Dominique Peyrache-Leborgne (U. Nantes) ; Roxane Pailler (U. Maine).

Responsable de l’action : Patricia Lojkine

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