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#Sciencesparticipatives : PHILIA. Enquête sur le rapport émotionnel à la nature et à l’écologie des lycéens.

Face à ce sentiment de découragement, rendu plus important encore par les différents confinements liés à l’épidémie de Covid-19, nous sommes intimement convaincus que les enseignants-chercheurs en sciences humaines peuvent, en rentrant dans les salles de classe et en soutenant leurs collègues enseignants du secondaire, contribuer à remettre en perspective les sentiments éprouvés par les élèves et à proposer des solutions concrètes pour accompagner le dialogue avec eux. Nos propres travaux de recherche, menés notamment dans le cadre du projet HESIODE, nous amènent à considérer que la déconnexion avec la nature et le manque de récit collectif au sujet de cette dernière ne sont pas étrangers au désarroi ressenti par les jeunes générations à notre époque.

le projet PHILIA fait ainsi écho aux activités de la chaire EnJeu[x] “Parole et pouvoir d’agir des enfants et des jeunes”, portée par Yves Denéchère, directeur de l’UMR TEMOS.

Quelles pistes la pensée grecque antique peut-elle proposer pour accompagner les jeunes face à la crise environnementale actuelle ? Telle est la question à l’origine du projet PHILIA, proposé par les porteurs du programme de recherches HESIODE (projet « Maturation » soutenu par la MSH Ange Guépin et le laboratoire TEMOS).

En s’appuyant, d’une part, sur les acquis des études récentes et des enquêtes d’opinion précédemment citées et, d’autre part, sur l’expérience de terrain en éducation à l’environnement de certains de ses organisateurs, le projet PHILIA poursuit plusieurs objectifs. Le premier d’entre eux est d’avancer sur notre compréhension de la question socialement vive que constitue cette forte charge émotionnelle ressentie par les élèves et étudiants à l’égard de la situation climatique actuelle. Pour y parvenir, nous proposons de mener une enquête de terrain dans plusieurs lycées, permettant de travailler sur un panel de situations variées (CSP des parents, zone géographique, filières spécifiques).

L’exploitation des données leur serait également confiée en partie, sous la supervision des enseignants concernés. Le questionnement proposé aux élèves s’orienterait vers trois thématiques a priori non reliées entre elles : leur perception de la crise environnementale actuelle, leur connaissance de l’Antiquité, leurs attentes quant à l’avenir. En plus de ces questionnaires destinés aux élèves, nous envisageons de proposer aux collègues des ressources pour accompagner le travail avec leur classe.

Enfin, nous proposons de revenir dans les établissements à la fin du projet PHILIA pour animer une séance d’échanges avec les élèves, leurs enseignants et les étudiants impliqués en début de projet. Il s’agirait à ce moment-là de revenir sur les résultats de l’enquête et les propositions de contenus faites aux enseignants. Ce bilan sur l’apport de l’Antiquité dans leur perception serait réalisé à l’aune du débat s’engageant entre les élèves et les intervenants. Plusieurs thématiques pourraient y être abordées, telles que les concepts d’hybris, d’autochtonie, de kosmos, de metron et de philia (liste non-exhaustive).

Un projet mené par William PILLOT

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