Rencontre avec Yves Denéchère, coordinateur de la Summer School « Enfance et Bien-être » de l’Université d’Angers

Crédits image : Photo by Juliana Kozoski on Unsplash

Yves Denéchère est professeur d’histoire contemporaine à l’Université d’Angers, coordinateur scientifique du programme EnJeu[x] Enfance et Jeunesse, et coordinateur de l’école d’été « Enfance et Bien-être » de l’Université d’Angers. Chaque année, l’Université d’Angers propose des Summer Schools permettant d’étudier des thématiques nombreuses et variées, dans un environnement exceptionnel et propice aux échanges. Pendant une semaine, cours théoriques, ateliers pratiques, visites appliquées permettent d’enrichir ses connaissances et son parcours en explorant de nouveaux sujets.

Pouvez-vous nous présenter l’école d’été « Enfance et Bien-être » ?

L’école d’été Enfance et Bien-être revient pour sa 4e année. Elle offre l’opportunité de se former et d’échanger sur la thématique du bien-être des enfants et des jeunes. Son approche se veut interdisciplinaire, croisant médecine de l’enfant et sciences humaines et sociales. Elle permet de faire un bilan de l’état actuel des connaissances sur la question du bien-être de l’enfant dans les contextes de santé, de handicap, de loisirs, d’apprentissage, d’intégration citoyenne et sociale.

Comment est née cette école d’été ?

L’école d’été Enfance et Bien-être est née de la volonté de proposer une formation croisant santé et sciences humaines et sociales, centrée sur le bien-être de l’enfant, dans le cadre du programme de recherche EnJeu[x]. Avec Mickael Dinomais, MCU PH en Médecine Physique et Réadaptation, UFR Santé – CHU Angers, nous avons commencé à travailler ensemble sur ce projet. Mickael Dinomais s’intéressait notamment à la question du handicap, et moi au droit des enfants et à leur bien-être au XXe siècle. Le format des écoles d’été correspondait à notre projet, nous avons donc intégré l’école Enfance et Bien-être aux Summer Schools proposées par l’Université d’Angers.

Qu’apporte la pluridisciplinarité dans cette école centrée sur la notion de bien-être des enfants et des jeunes ?

Cette école, résolument pluridisciplinaire, doit permettre d’ouvrir des horizons à des étudiants aux profils très variés. Les étudiants en santé et paramédical représentent une grande partie des profils. L’école d’été leur permet d’allier la santé à d’autres disciplines comme l’histoire ou la psychologie. Nous recevons aussi des étudiants en sciences humaines et sociales qui ont alors l’opportunité de se sensibiliser à la dimension « santé » liée au bien-être des enfants et des jeunes.

Vous proposez un cours sur les droits des enfants. Comment s’articule votre cours en particulier avec les autres sessions de la Summer School Enfance et Bien-être (psychologie de l’enfant et de l’adolescent, neuropsychologie, médecine pédiatrique,  etc.) ?

Mon cours porte sur les droits des enfants et chaque année, il a lieu au tout début de la semaine. Il permet ainsi de poser le cadre juridique et historique ainsi que le contexte sociétal pour la prise en compte du bien-être des enfants.  Dans l’ensemble des champs disciplinaires concernés (histoire, médecine, droit, psychologie), la question principale est toujours la suivante : comment prendre en compte et favoriser le bien-être de l’enfant ?

Cette école favorise-t-elle les projets et les collaborations entre les intervenants (chercheurs, professionnels de santé etc.) ?

Elle favorise les rencontres et la mutualisation des connaissances. C’est un véritable lieu de rencontre d’enseignants-chercheurs et de praticiens, qui peut donner lieu à des collaborations, à des projets communs. Par exemple, nous avons un partenariat fort avec le réseau REPAR (Réseau Provincial de Recherche en Adaptation-Réadaptation) (https://repar.ca/) au Québec. Chaque année, une personne du réseau REPAR intervient dans cette Summer School. Et chaque année, 3 ou 4 étudiants québecois participent à la Summer School.

Pourquoi les écoles d’été ont-elles tant de succès selon vous ?

Elles sont attractives car elles permettent de se créer un réseau, des contacts, en dehors de son milieu de formation habituel. Une école d’été représente une réelle opportunité d’enrichir son parcours, de découvrir autre chose. Le programme social est également un véritable enrichissement. Et la mobilité internationale est un élément valorisable dans un parcours.

Les établissements d’enseignement supérieur semblent avoir intégré les écoles d’été à leurs stratégies. Pourquoi ? Quels sont les enjeux soulevés par le développement ces écoles d’été ?

Les écoles d’été favorisent le rayonnement de l’établissement. Pour un établissement d’enseignement supérieur, il est essentiel de proposer des formations internationales, correspondant à ses domaines d’expertises. Concernant l’école Enfance et Bien-être, il est important que l’Université d’Angers soit identifiée à l’extérieur comme disposant d’une expertise dans le domaine du bien-être des enfants et des jeunes.

L’école d’été Enfance et Bien-être a-t-elle trouvé son public ?

Cette année, l’école Enfance et Bien-être accueillera des étudiants d’Algérie, de Saint-Domingue, d’Haïti, et du Québec. L’école Enfance et Bien-être s’est installée dans le paysage de l’Université d’Angers et également à l’international. Elle a trouvé son public.

Inscriptions et informations

Facebooktwittergoogle_plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *