Rapports / Etudes

Children’s World’s Survey

Depuis 2009, l’enquête internationale Children’s Worlds Survey (www.isciweb.org) se concentre sur la question du bien-être des enfants à travers l’étude des activités quotidiennes des enfants, de leur utilisation du temps et de leurs propres perceptions de leur bien-être dans différents domaines de leur vie (famille, école, amis, loisirs etc.). L’objectif ? Améliorer le bien-être des enfants en sensibilisant les enfants, leurs parents, les leaders d’opinion, les décideurs, les professionnels et le grand public. Plus de 90 000 enfants ont participé à cette enquête mondiale, qui a été réalisée dans 40 pays depuis 2009.

La France a participé en 2018. La 3ème vague de l’enquête a fait l’objet d’une restitution à travers un séminaire international organisé à Nantes en juin 2019.

La première vague a commencé dans 14 pays. Dix ans plus tard, 40 pays, dont la France, se sont impliqués dans la 3ème vague de l’enquête rassemblant les points de vue de plusde 90 000 enfants à travers le monde.L’objectif de cette enquête est d’améliorer le bien-être des enfants en sensibilisant les enfants, leurs parents, les leaders d’opinion, les décideurs, les professionnels et le grand public

Pourquoi cette enquête ?

Bien que les notions de bien-être et de qualité de vie soient difficiles à définir, elles englobent des aspects objectifs et subjectifs de la vie de l’enfant (famille, école, amis, cadre de vie, loisirs, etc.). Par exemple, à l’école, les aspects objectifs renvoient aux conditions de scolarisation, à la taille de l’école, au climat scolaire ; les aspects subjectifs à la perception que les élèves ont de leurs expériences scolaires et à la valeur émotionnelle qu’ils leur attribuent. Le caractère international et interculturel de la Children’s Worlds Survey permet de mieux comprendre ce qui détermine le bien-être subjectif des enfants, ses changements dans le temps et ses variations selon les pays.

Les perspectives de la Children’s World’s Survey

Les enfants ont été longtemps considérés comme des êtres « en devenir ». Ils commencent aujourd’hui à être reconnus comme des personnes ayant des besoins et des droits particuliers. Des recherches internationales, telles que la Children’s Worlds Survey, ont mis en évidence leur capacité d’interagir avec leur environnement et leurs compétences sociales, émotionnelles et cognitives. De telles avancées devraient contribuer à faire évoluer le regard des responsables politiques sur ce que sont réellement les enfants : des acteurs sociaux qui perçoivent, dans un espace très souvent imposé, les conditions réelles du vivre et grandir ensemble. Les résultats de la recherche menée en France confirment des travaux antérieurs : les enfants expriment une satisfaction très élevée pour leur famille et leurs amis, mais une satisfaction plus modérée pour l’école et leur apparence physique. Les différences en termes de qualité de vie entre filles et garçons sont marginales à l’âge de 10 ans. Au niveau international, de nouvelles collaborations, notamment autour des questions de loisirs et du handicap, sont envisagées entre la France, le Canada et la Corée du Sud. Par ailleurs, les équipes françaises poursuivent leurs travaux sur les améliorations de la qualité de vie des enfants

Consulter la plaquette « Children’s World’s Survey » : CW_plaquette imprimeur

Rapport scientifique Favoriser le développement de la petite enfance et garantir l’accès à une éducation préscolaire équitable et de qualité : un socle pour la réussite des apprentissages, 2018 (publié sur le site Confemen en janvier 2019).

Ce rapport a été présenté par Agnès Florin lors de la 58ème conférence ministérielle à Bathurst (New Brunswick) en mai 2018 – Favoriser le développement de la petite enfance et garantir l’accès à une éducation préscolaire équitable et de qualité : un socle pour la réussite des apprentissages, 2018

Rapport scientifique : Qualité de vie à l’école – Comment l’école peut-elle proposer un cadre de vie favorable à la réussite et au bien-être des élèves – Octobre 2017 – Agnès FLORIN, Philippe GUIMARD, Université de Nantes, Centre de recherche en éducation de Nantes (EA 2661).

Ce document s’inscrit dans une série de contributions publiées par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) sur la thématique : Qualité de vie à l’école.

Le concept de la qualité de vie apparaît depuis une trentaine d’années comme une notion essentielle. Outre les objectifs de résultats scolaires, les systèmes éducatifs ont progressivement tenu compte de l’épanouissement personnel de l’élève. La thématique de l’épanouissement personnel de l’élève a fait l’objet d’un grand nombre de recherches sur le plan international. Cette enquête du Cnesco concerne plus spécifiquement la restauration et l’architecture scolaires. Elle met en lumière la nécessité de modernisation et de modularité des bâtiments, ainsi que les questions d’accès à la restauration scolaire.

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La qualité de vie et le bien-être à l’école en France : quelle place dans les textes institutionnels ? – Thuy Phuong NGUYEN en lien avec Agnès Florin et Philippe Guimard – Novembre 2016

Contribution dans le cadre du rapport du Cnesco sur la qualité de vie à l’école, paru en octobre 2017

Ce rapport analyse la façon dont les notions de « qualité de vie » et « bien-être » à l’école sont abordés dans les différents types de textes officiels en France : outre les textes législatifs et règlementaires, ont été étudiés les accords officiels, les discours ministériels, les projets académiques, les plans de formation et les guides et rapports issus des institutions.

Le terme de « bien-être » est employé régulièrement dans les textes officiels traitant de l’éducation, mais avec une fréquence assez faible et dans des contextes qui varient fortement d’un document à l’autre. Avant 2012, le bien-être à l’école est exclusivement associé aux questions de santé physique des élèves : médecine, éducation physique et sportive, éducation à la santé. A partir de  2012, le concept de « climat scolaire » adopté par de nombreuses institutions éducatives au niveau international, apparait en force dans les textes officiels français sur l’éducation. De façon parallèle, la notion de bien-être s’étend alors au bien-être dit « subjectif » : on prend désormais en compte ses composantes psychologiques en environnementales. Le bien-être, tout en restant associé à la santé, est maintenant cité dans les questions de climat scolaire : violence, harcèlement, discriminations, justice scolaire, gestion des conflits. Il est aussi évoqué – mais plus rarement – sans ses dimensions non sécuritaires, telles que le décrochage scolaire ou le développement personnel de l’élève.  Le terme de qualité de vie » est quant à lui rarement utilisé au sujet des élèves et un peu plus au sujet des enseignants et de la communauté éducative. De façon générale, bien-être et qualité de vie ne sont pas définis dans les textes officiels français comme des concepts opérationnels autonomes, mais présentés soit comme un objectif général, au demeurant assez vague, soit comme un élément parmi d’autre des politiques visant à résoudre des problèmes spécifiques.

L’analyse de la notion de bien-être et de qualité de vie à l’école dans les systèmes éducatifs de cinq pays étrangers (Australie, Espagne, Etats-Unis, Finlande et Royaume-Uni) montre une grande diversité de situations. Seule la Finlande fait du bien-être à la fois un objectif explicite de l’éducation et une condition de l’éducation , et ce au niveau national. Dans les quatre autres pays, la notion de bien-être est, comme en France, diluée dans d’autres thématiques : santé, climat scolaire, sécurité, discriminations… La notion de qualité de vie est généralement absente. En revanche, les approches holistiques de type « whole school » ainsi que les programmes dédiés à l’apprentissage social et émotionnel (Social and Emotionnal learning, Personal Social and Health Education) sont maintenant courantes dans certains pays. L’implication de la communauté (élèves, parents, personnels de l’éducation, quartier, village…) dans la santé et le bien-être des élèves s’avère aussi plus développée dans ces pays qu’en France.

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Autorégulation – Blandine Hubert

L’autorégulation est une notion étudiée en psychologie selon diverses approches (psychologie développementale, psychologie des apprentissages, éducation cognitive etc.) pour comprendre comment une personne est capable d’ajuster son comportement à une situation, en fonction de son environnement. L’étude de l’autorégulation permet d’analyser notamment les processus d’acquisition scolaire, mais aussi des troubles du comportement. Blandine Hubert établit dans le présent rapport un état de l’art de la littérature scientifique sur ce sujet.

Document disponible : Revue de la littérature réalisée dans le cadre d’un post-doctorat de six mois financé par le programme EnJeu[x] Enfance et Jeunesse, par Blandine Hubert Docteure en Psychologie du développement et de l’éducation, Université de Nantes, Centre de Recherche en Éducation de Nantes (EA2661)

Téléchargez le rapport PDF : Autorégulation – Revue de littérature – Blandine Hubert

Parler bambin : accompagnement et évaluation d’un dispositif d’aide au développement du langage dans les multi-accueils municipaux de la ville de Nantes – CREN – Octobre 2016

Rapport final à destination de la Direction petite enfance de la ville de Nantes et de l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de la mission préélémentaire auprès de la DASEN de Loire-Atlantique

Isabelle Nocus, Florence Lacroix, Aurélie Lainé, Agnès Florin, Philippe Guimard

Il s’agissait d’une recherche-action menée sur 3 ans (3013-2016) par Isabelle Nocus, Florence Lacroix, Aurélie Lainé, Agnès Florin, Philippe Guimard (CREN, Université de Nantes). La ville de Nantes a sollicité le laboratoire pour une évaluation des dispositifs. L’objectif de cette recherche-action était double :

  • Accompagner les professionnelles dans quatre multi-accueils municipaux (MAPE) de la ville de Nantes lors de la mise en place d’un dispositif d’aide au développement du langage issu de celui du CCAS de Grenoble appelé « Parler Bambin » de manière à ce que le projet soit développé autant que faire se peut au bénéfice des enfants, quitte à y apporter des modifications ou compléments (axe 1).
  • Montrer la plus-value de ce dispositif sur le développement langagier des enfants (axe 2)

Ce rapport de recherche fait suite aux rapports intermédiaires fournis en octobre 2014 et en octobre 2015 (Nocus, Lacroix, Lainé, Florin&Guimard, 2014 et 2015). Il récapitule les trois années d’expérimentation.

Précisons que par rapport à la demande initiale de la DPE notifiée dans une convention signée en novembre 2013, tous les objectifs fixés ont été atteints et dépassés :

  • Pour l’axe 1, les deux chercheures impliquées ont poursuivi leur accompagnement en 2015-2016 alors qu’elle devait s’achever au bout de 2 ans. De plus, en collaboration avec les professionnelles des MAPE, elles ont réalisé un travail supplémentaire : créer une mallette pédagogique.
  • Pour l’axe 2, l’étude devait porter initialement sur 150 enfants, suivis en PS avec une année optionnelle en MS. Au final, elle concerne 294 enfants en MAPE (soit près du double), dont 128 enfants suivis en PS et 38 en MS (année optionnelle).
  • Par ailleurs, tout le long des trois années, l’équipe CREN a participé à un certain nombre de réunions avec l’équipe de la DPE et elle est intervenue en formation auprès de professionnels de la petite enfance. Enfin, il semble qu’un climat de convivialité et de confiance ait pu s’établir entre les chercheurs et les professionnelles.

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