L’usage du conte

L’usage du conte – Contes classiques et réemploi, méthodes d’analyse sous la direction de Patricia Eichel-Lojkine (ouvrage paru en 2017 aux PUR) http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4437

Les questions de la réécriture et de l’intertextualité, de l’arrangement et de l’adaptation ne se sont jamais véritablement posées en terme de rapport de force pour les contes, perpétuellement repris, déclinés, modulés. L’activité créatrice actuelle qui se déploie dans toutes les directions autour de contes de toutes origines ravive notre curiosité pour les conditions d’écriture, de réception, de réemploi, de médiation des contes aux temps de Straparola, de Mme d’Aulnoy ou de Rousseau.

Avec le soutien de Le Mans Université et de la région Pays-de-la-Loire (financeur du programme EnJeux).


L’usage du conte (clin d’œil à L’usage du monde de Nicolas Bouvier) est un livre à plusieurs mains. Le projet est explicité par le sous-titre : Contes classiques et réemploi – méthode d’analyse. Si chaque chercheur s’empare d’un objet pour en faire le tour et expliciter la méthodologie pratiquée, les problématiques sont convergentes. L’enquête porte sur la poétique de la « variation » dans la diachronie et sur les protocoles programmant la réception ; sur le dialogisme textes-images ; sur les stéréotypes, les « standards » génériques, les normes et contraintes éditoriales ; sur l’adaptation des « classiques » pour la jeunesse.

Le plan : le livre comportera cinq chapitres d’études de cas exemplaires accompagnés d’une explicitation méthodologique, ainsi qu’un chapitre d’entretiens sur le conte en bibliothèque.

La démarche : faire cohabiter des objets rarement réunis dans un même livre d’études (un album de Anthony Browne / un « conte » intégré dans le Philandre de J. Desgouttes au XVIe siècle / des performances de conteurs professionnels…) nous aide à interroger la définition même de l’objet « conte » en le situant par rapport à d’autres genres connexes (comme l’exemplum, la fable, la facétie…) et dans son contexte socio-historique, là où l’on a trop souvent tendance à voir le conte comme un genre intemporel (cf. Contes en réseaux, Genève, Droz, 2013).

La méthodologie : les contes n’ont pas toujours (et pas partout) fait partie de la littérature pour la jeunesse. Au-delà des cloisonnements éditoriaux et des « chapelles » théoriques, nous faisons le pari qu’il est possible de faire faire connaissance avec les contes autrement, sans exclusive en terme de corpus (en incluant ici à la fois des « pré-contes », des « contes classiques français », des « contes de Grimm et d’Andersen »), de support (textes, iconotextes, racontées) ou d’approche méthodologique. Formés par les études littéraires et historiques, nous ne nous interdisons pas pour autant d’emprunter aux travaux des anthropologues, des spécialistes de l’oralité, des psychanalystes si besoin.

Les co-auteurs : Yasmina Foehr (U. Genève) et Laetitia Tabard (Le Mans U.) ; Pascale Mounier (U. Caen) ; Patricia Eichel-Lojkine (Le Mans U.) ; François Fièvre (U. Tours) ; Dominique Peyrache-Leborgne (U. Nantes) ; Roxane Pailler (Le Mans U.).

Responsable de l’action : Patricia Lojkine

 

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